Citation

''Lorsque celui qui chemine dans l'obscurité chante, il nie son anxiété, mais il n'en voit pas pour autant plus clair'' (Inhibition, symptôme et angoisse, S.Freud, 1926)


Liens et lectures

Liens : 

Dico-psy

Institut Freudien du Périgord

Institut Freudien de Pau

Psy - Bordeaux

Psy - Biarritz

Pour découvrir Freud :

O.Mannoni, Freud dans la collection Écrivains de toujours, Seuil, 1968

S.Zweig, Freud : La guérison par l'esprit, 1931 trad. 1982, Le livre de poche

Dr A.Hesnard, L’œuvre de Freud, Payot, 1960

Lire Sigmund Freud

A écouter :

Reportage sur la psychanalyse

La psychanalyse et ses apports 

Les relations entre parents et adolescents

Les écrans et la jeunesse

Lectures :

"Je cachais ma fierté derrière ma timidité. Ma peur de l'échec n'était que l'alibi de mon orgueil. Inconsciemment, j'élaborais des stratégies de fuite pour continuer à me bercer de l'illusion que mes malheurs n'étaient pas de mon ressort. Tout ce que je voulais, au fond, c'était ne rien avoir à me reprocher." Libre et assoupi, Romain Monnery, 2010, Ed. Au diable vauvert.

"C'est grave de s'obliger à ressembler à tout le monde: cela provoque des névroses, des psychoses, des paranoïas."  
Veronika décide de mourir, Paulo Coelho,  2000, Ed. A. Carrière.


"Le retour à un niveau supérieur de conscience passe immanquablement par une terreur surmontée, par un réel danger." 
Domme ou l'essai d'occupation, François Augiéras, 2006, Ed. Grasset.

"Les mots sont des symboles pour les idées, mais les idées sont les signes imagés plus ou moins précis de sensations qui reviennent souvent et ensemble, de groupe de sensations. Il ne suffit pas pour se comprendre d'employer les mêmes mots; il faut aussi désigner par les mêmes mots la même sorte de réalité intérieure; il faut en somme, avoir en commun certaines expériences." Par delà le bien et le mal, F. Nietzschhe


"Une chance s'est offerte à moi et j'en ai profité, mais cette chance venait à point nommé pour satisfaire en moi quelque chose de profond: le désir que j'avais depuis longtemps de rompre mon horizon, [...] le voyage enfin, tel que je le concevais (une prise de distance solitaire), loin d'être une façon de se faire autre que ce qu'on est en changeant de décor n'est que pur déplacement d'un personnage toujours identique à lui-même, nomade rien que spatial qui traîne derrière soi ses inquiétudes, son narcissisme, ses manies." 
Michel Leiris, Biffures - La règle du jeu 1, 1948, Ed. Gallimard.


"L'absence de l'Autre.
L'absence du corps de l'Autre.
Ce corps qui vit, qui bouge, qui garde sa liberté de ne pas être ici, dans mon atelier. Ce corps absent-absent telle une idée, ou un verbe... ou un dieu-me saisit et m'expose à l'abîme.
C'est le travail du désir. Le travail de la machine du désir.
Oui, c'est le désir qui crée l'absence, nullement l'inverse!"  
Atiq Rahimi, La ballade du calame, 2015, Ed. L'Iconoclaste.


"J'aimerais parfois qu'il me parle autrement qu'en hurlant. Cela arrive parfois par miracle, mais dans ces moments là je ne trouve pas les mots pour lui répondre. Je voudrais pourvoir m'approcher de lui... Dans sa fragilité, ses envies de mourir, je me reconnais, déjà chargé de tout ce poids dès l'enfance, terriblement lucide...
... Je suis la victime en éternel mal d'amour, en chasse d'une proie qui pourra devenir le bourreau que j'ai choisi." Eugène Durif, L'âme à l'envers, 2014, Ed. Acte Sud.


''… ma propension au pessimisme me sauvait de l'effondrement total. J'en était là de mes réflexions quand je reçu un message d'Elise sur mon téléphone1. […] J'aimais notre modernité pour cela : on pouvait se donner des nouvelles, sans avoir à parler. […] Au moins ma femme n'avait pas pu percevoir l'angoisse dans ma voix. Les cachets m'avaient fait du bien, mais cela ne changeait rien […] je ne cessais des tourner et retourner la situation dans mon esprit.
Nous sommes reliés les uns aux autres avec ces machines ; certains jours, j'en éprouve un bonheur réel ; d'autres, le sentiment d'un étouffement...''
David Foenkinos, Je vais mieux, 2013, Ed. Folio.


 "... dans les périodes de cataclysme ou de détresse morale, pas d'autres recours que de chercher un point fixe pour garder l'équilibre et ne pas basculer par-dessus bord. Votre regard s'arrête sur un brin d'herbe, un arbre, les pétales d'une fleur, comme si vous vous accrochiez à une bouée.[...] 
On apprend, souvent trop tard pour lui en parler, un épisode de sa vie qu'un proche vous a caché. Est-ce qu'il vous l'a vraiment caché? il l'a oublié, ou plutôt, avec le temps, il n'y pense plus. Ou, tout simplement, il ne trouve pas les mots." Patrick Modiano,  Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier, 2014, Ed. Gallimard.

"Oui, nous nous engageons sur des malentendus, sinon à l'éblouissement des premiers mois succéderaient des années d'harmonie et de bonheur. Alors seulement j'avais pris conscience que le plus effrayant des malentendus, en ce qui me concernait, était d'attendre de ma femme qu'elle comble par sa présence, par son amour, le vide abyssal laissé en moi par notre mère."
Lionel Duroy, Vertiges2013, Ed. Julliard.

"Quand l'amour n'est pas fiable et qu'on est enfant, on suppose que c'est la nature de l'amour - sa qualité - de ne pas être fiable. Les enfants ne trouvent des défauts à leurs parents que beaucoup plus tard. L'amour que l'on reçoit au début est l'amour qui marque." Jeanette Winterson, Pourquoi être heureux quand on peut être normal, 2012, Ed. de l'Olivier.

"Je peins contre les dogmes qui célèbrent la vierge, la mère, et méprisent la femme. Leurs mensonges conduisent tout droit à ceux de ma mère, qui souffrait en silence et en cachette une fois par mois dans sa chambre." Gérard Garouste, L'intranquille, 2009, Ed.L'Iconoclaste.

"Je ployais sous la honte dont j'avais hérité, comme sous ce corps qui avait exercé la nuit sa tyrannie sur le mien. [...] Ma découverte de la psychanalyse durant les cours de philosophie avait été décisive. Plus tard, lorsqu'on me demanderait quelle avait été ma motivation pour entreprendre de telles études, je saurais quoi répondre : Louise, qui savait si bien écouter, m'avait ouvert les portes, elle m'avait permis de dissiper les ombres, m'avait restitué mon histoire."  Philippe Grimbert, Un secret, 2004, Ed. Grasset.

"Ce qui est extraordinaire, ..., c'est comment, tout d'un coup, des sentiments enfouis, des émotions perdues, des évènements terribles qui vous tombent dessus, des faits purs et simples dont on ne sait pas quoi penser, des souvenirs oubliés, deviennent accessibles, vivants, prennent un sens, plusieurs sens, se mettent en rapport, ils étaient là, enregistrés, mais on ne les éprouvaient pas, comme des négatifs de photos, et ils sont révélés, le travail les révèle, les rends réels, pleins, en noir et blanc ou en couleurs. Le travail des mots. 
Nommer, faire exister.
[...]
On ne peut pas tout dire
en une fois
on ne peut pas tout penser
d'un seul coup
l'analyse est
comme le langage
continu discontinu
...
tout est toujours là,
en même temps
avec un sens
le sens d'un désir
particulier
porté par des mots
Leslie Kaplan, Le psychanalyste, 1999, Ed. Gallimard.


"Je lui racontais en sanglotant et en hurlant [...] qu'une espèce de bête noire me harcelait depuis des mois, me déchirant le cœur aussitôt que je m'approchais de ma femme. [...] que je voulais mourir pour que tout cela cessât. [....] à la fin il me proposa de revenir à jour fixes et cette idée me soulagea. Je n'étais plus enfermé tout seul, désormais, puisque cet homme qui ne me devait rien et m'avait observé, m'avait-il semblé, avec un mélange de méfiance et de bienveillance, voulait bien partager mon désarroi une heure par semaine. [...] soudain je m'entendis prononcer le mot de choléra. "Frédéric a failli mourir du choléra", dis-je. Et d'un seul coup, ce fut comme si je venais de nommer la bête. Je la tenais, là, nous la tenions, elle avait enfin un nom." 
Lionel Duroy, Le chagrin, 2010, Ed. Julliard.


"C'est très important le rire, il brise le mur de la peur, de l'intolérance et du fanatisme," Tahar Benjelloun, La nuit sacrée, 1987, Ed. du Seuil.


"La mémoire, ce n'est pas le retour du passé, c'est la représentation de soi qui va chercher dans les traces du passé quelques images et quelques mots. Cette reconstruction donne une forme cohérente au sentiment de bonheur ou de malheur que l'on éprouve, dans l'instant d'une relation.
Boris Cyrulnik, De chair et d'âme, 2006, Ed. Odile Jacob.

"- Le péché, disait-il, ne donne plus à rêver, mais il sert à se requinquer, à réinsuffler le désir - (G. Lipovestsky). Cette quête nostalgique du péché perdu vise à réveiller un désir exténué. Elle n'est pas toujours aussi aimable. Comme on le sait, elle consiste parfois à repousser sans cesse la limite de l'interdit, à s'engager dans une surenchère redoutable et vaine, dont l'horizon ultime est évidemment la mort."

J-C Guillebaud, La tyrannie du plaisir, 1998, Ed. du Seuil.

"Le choix, pour moi, n'est pas entre punir ou pardonner, mais entre comprendre pour gagner un peu de liberté ou se soumettre pour éprouver le bonheur dans la servitude. Haïr, c'est demeurer prisonnier du passé. Pour s'en sortir, il vaut mieux comprendre que pardonner."  
Boris Cyrulnik,  Sauve-roi, la vie t'appelle, 2012, Ed. Odile Jacob.

"Je me suis rendu compte qu'on ne peut passer sa vie à essayer d'être comme ses parents veulent qu'on soit, ni à leur reprocher ce qu'on est devenu. Mais à rester enfermé dans l'enfance on ne grandit pas, et à ne pas grandir on ne devient jamais une personne à part entière, on reste un simple appendice de sa maman, suspendu à son approbation et redoutant son mépris.
... Il est plus que probable qu'un jour tu me mépriseras quand tu liras que je t'ai conçue comme un appui pour vivre, qu'avant même ta naissance je t'ai utilisée. Je t'ai utilisée pour combler le vide de mon existence, ..., parce que chacun recherche, voire planifie ses amours (amants, amis, enfants) en fonction de ses carences.
Lucia Etxebarria, Un miracle en équilibre, 2007, Ed. 10/18.

"Ce fut un baiser comme je n'en ai jamais reçu d'une femme, un baiser sauvage et désespéré comme un cri de mort. Son tremblement convulsif passa en moi. Je frémis, en proie à une double sensation, à la fois étrange et terrible : mon âme s'abandonnait à lui, et pourtant j'étais épouvanté jusqu'au tréfonds de moi-même par la répulsion qu'avait mon corps à se trouver ainsi au contact d'un homme - dans une inquiétante confusion des sentiments qui donnait à cette seconde, que je vivais sans l'avoir voulue, une étourdissante durée."
Stefan Sweig, La confusion des sentiments, 1929, Ed. Stock.

"Au collège, dit-elle, il manquait quelque chose à Lol, déjà elle était étrangement incomplète, elle avait vécu sa jeunesse comme dans une sollicitation de ce qu'elle serait mais qu'elle n'arrivait pas à devenir."
Marguerite Duras, Le ravissement de Lol V. Stein, 1964, Ed. Gallimard.

"Plus un homme abonde en différentes folies, plus il est heureux, pourvu néanmoins, qu'il ne sorte pas du genre d'extravagance qui nous est particulier, genre si vaste, en général, que je doute qu'on puisse trouver dans toute l'espèce humaine, un seul individu qui soit sage à toute heure, et qui n'aie son grain de folie."
Erasme, L'éloge de la folie, 1509, traduction de 1777, Ed.Verda.

"..., on commence à soupçonner que la valeur décisive d'un acte réside justement dans ce qu'il a de non intentionnel, et que tout ce qu'il a d'intentionnel, tout ce qui peut être vu ou su, tout ce qu'il a de conscient, fait encore partie de sa surface et de son épiderme, lequel, comme tout épiderme, trahit quelque chose, mais dissimule encore plus."
F. Nietzsche, Par delà le bien et le mal, 1951, Ed. Montaigne

"Dans les contes, les siècles et les frontières n'existent plus. Qu'il fasse chaud ou froid, la peine d'une petite fille qui a perdu sa balle d'or ressemble à la peine d'une autre qui a perdu le sou pour le pain du dîner. Les contes ne s'enfargent pas dans les détails, se foutent des convenances, oublient qu'il y a des enfants qui écoutent, des adultes qui jugent.
Ils disent simplement que nous sommes tous humains, que nous vivons dans un monde qui l'est encore plus que nous, parce que nous l'avons fait ainsi.
Suzanne Lebeau, Contes d'enfants réels, 2009, Ed. Théatrales II Jeunesse.
 

"A tous ceux et celles qui longent les rivières du silence
en compagnie de ces enfants qui n'ont pas les mots."
Marina Puissant, Arrache, 2012, sur http://www.terreaciel.net/



" Qu'y a-t-il de plus triste, songeait Mademoiselle, qu'un enfant tellement gavé qu'il n'a plus rien à demander?
François Mauriac, Le Drôle, 1933, Les dossiers d'Aquitaine.



''Durant mes vacances à Horville je l'avais vue pour la première fois. Me croyant endormi elle s'était glissée hors du lit pour se diriger vers le petit cabinet de toilette. L'espace de quelques secondes j'avais contemplé ce que cachaient robes sages et tailleurs stricts : une poitrine lourde, le triangle d'une toison, une chair généreuse que seuls, jusqu'à présent, les reproductions de tableaux de mon dictionnaire m'avaient permis d'admirer. Envahi par le même émoi qu'à la vision de ces nymphes alanguies sur les toiles des grands maître, je m'étais caressé sous les draps. Lorsque j'avais sombré dans le sommeil, elle m'était apparue, debout dans une baignoire entourée de flammes. A mon réveil j'avais compris l'avertissement : l'enfer guettait les garçons qui osaient de tels désirs sur un corps interdit.''
Philippe Grimbert, Un garçon singulier, 2011, Ed. Grasset.
Psychanalyste didacticienne - Psychothérapeute d'orientation analytique - Sexothérapeute analytique - Certifiée par la Fédération Freudienne De Psychanalyse - Formatrice à l'Institut Freudien du Périgord à Bergerac - Auditeur libre à l'ACF Dordogne - Auditeur libre au CIEN.